- L'histoire de Chicago May - de Nuala O'Faolain

Publié le par Nathalie

- L'histoire de Chicago May - de Nuala O'Faolain

Nuala O'Faolain est une écrivaine irlandaise. Journaliste à la BBC puis à l’Irish Times, elle écrit un manuscrit autobiographique. Paru en 1996, "On s’est déjà vu quelque part", raconte avec sincérité l’effort désespéré d’une femme pour se libérer du carcan de l’Irlande des années 60. Son témoignage rencontre un grand succès. Dès lors, l’écriture autobiographique devient le style privilégiée de cette féministe qui cherche à briser le joug d'un patriarcat prenant ses origines dans des traditions issues du catholicisme.
"L’Histoire de Chicago May" - Prix Femina étranger 2006 -  retrace, en mêlant (auto)biographie et fiction, la volonté d’affranchissement d’une femme et les tributs que cela exige.

4ème de couv' : "En 1890, quand May Duignan débarque aux Etats-Unis en provenance de son Irlande natale, elle n'a pour tout bagage que son intrépidité, sa frimousse ravageuse et une bourse contenant les économies volées à ses parents. C'est le début d'une longue vie de crimes et d'aventures. Du Nebraska à New York, de Londres à Paris, celle que l'on appelle désormais Chicago May sera tour à tour prostituée, arnaqueuse, danseuse de revue et braqueuse de banque. Elle connaîtra la fortune et la déchéance, les palaces et la prison, mais jamais elle n'abdiquera face aux événements. Fascinée par ce destin hors du commun, Nuala O'Faolain témoigne de sa quête pour comprendre et raconter cette femme et son temps."

Je vais être brève, j'ai eu beaucoup de mal à accrocher avec ce livre car c'est un hybride entre biographie et récit romancé, et j'ai trouvé qu'il n'y avait pas suffisamment de faits historiques sûrs mais beaucoup d'extrapolations de la part de l'auteure. J'aurais certainement été captivée par une véritable bio vu le personnage de Chicago May, ou alors je me serais plue à suivre les aventures imaginaires d'un personnages haut en couleurs pour son époque, mais là, ce mix entre les deux genres m'a surtout laissée dubitative.

De plus, même si l'auteure nous en apprend beaucoup sur la réalité d'une époque, j'ai trouvé qu'on n'en savait pas tant que ça, finalement, sur Chicago May elle-même.

Note : 2,5/5

Passage choisi : "Vers la fin du XIXième siècle, quand la moitié des gens nés en Irlande émigrèrent, la majorité des émigrants étaient des femmes et quatre-vingt-dix pour cent d'entre elles étaient célibataires. C'était la faute de l'Angleterre si elles étaient forcées de partir - c'était ce qu'on croyait dur comme fer. L'Angleterre avait contrôlé l'Irlande pendant des siècles, mais cela n'avait jamais été accepté autrement que comme un pouvoir d'occupation. Quand vous quittez votre pays occupé, vous le trahissez, c'est pourquoi il vous incombe de jurer que vous détestez être obligé de partir et que, un jour, vous reviendrez. Alors si May bondit dans le wagon un sourire au lèvres, elle sortait de l'ordinaire."

Publié dans DIVERS

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