- Une mère juive ne meurt jamais - de Patrice Abbou

Publié le par Nathalie

- Une mère juive ne meurt jamais - de Patrice Abbou

"Une mère juive ne meurt jamais" (Plon - 2019 - &  Pocket - 2021) est le premier roman de l’auteur, scénariste et comédien Patrice Abbou. Il a été adapté et joué sur scène par l'écrivain-humoriste lui-même.

4ème de couv' : "Adam Molina, 40 ans, vient de perdre sa mère. Venu à Lyon spécialement pour l’enterrement, il avait prévu d’en repartir dès le lendemain. C’était sans compter la pression de son père et de son frère pour rester. Les Molina n’ont pas le droit de sortir, de se laver, de se changer, de cuisiner et encore moins de travailler, pendant sept jours… c’est la tradition. D’autant qu’il doit exécuter la dernière volonté de sa mère et trouver un mari à sa sœur. Une mission qu’il prend très à cœur. Toute la famille sortira-t-elle indemne de ce huis clos caustique et haut en couleur ? Entre tendresse, culpabilité et rancœur, les souvenirs se mêlent au présent…"

C'est le livre d'un deuil, d'un deuil dans une famille juive pratiquante, d'un deuil avec des traditions à respecter pendant sept jours. Mais c'est surtout un livre attachant et émouvant, ponctué d'humour, qui parle de la perte d'une mère, d'une épouse.

J'ai beaucoup apprécié ce huis clos qui oppose et rassemble, tout à la fois, les différents membres d'une famille dysfonctionnelle comme on en connaît tant. Ajoutons à cela les traditions du judaïsme autour de la période du deuil, un narrateur qui essaie depuis toujours de s'extraire d'un climat familial aimant mais étouffant, des personnages secondaires hauts en couleur et des situations qui prêtent à sourire, et vous avez les ingrédients d'un roman agréable à lire.

Note : 3,75/5

Passage choisi : "L'amour de ma mère s'exprimait dans ses plats, celui de mon père dans la dégustation de ceux-ci. Il pouvait être dithyrambique sur un couscous, du "pain à la graisse" qu'Ima cuisinait quelquefois, sur les repas et les halots de shabbat... Il lui déclarait sa flamme, parfois accompagnée d'un geste, d'une furtive caresse. Louise en était tellement heureuse. C'était leur façon de s'aimer.
Aujourd'hui, l'entendre dire "chérie" m'émeut doublement. Quand ce vieux bonhomme, de surcroît mon père, le clame avec cette sincérité, cette innocence, je comprends combien il la chérissait."

Publié dans ROMANS

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Céline 13/06/2021 07:38

Voilà qui pourrait bien me plaire ! merci pour la découverte.
Bon dimanche !

Nathalie 13/06/2021 08:15

Bonjour,
Merci pour votre inscription et votre commentaire. Revenez me donner votre avis après lecture surtout... Bonne journée !