"Une pièce montée" de Blandine Le Callet

Publié le par Nathalie

Petit livre sympa, trouvé il y a un peu plus d'un an, en présentation sur le comptoir de ma librairie préférée de La Varenne, "L'éclectique" (Qu'est-ce qu'ils sont sympas là-bas !!!).

 

Publié quelques années avant, il était à nouveau sur le devant de la scène car son adaptation cinématographique s'apprêtait à sortir en salle. Préférant toujours lire un livre avant de voir le film adapté, je l'ai acheté, l'ai dévoré puis suis allée, par un mercredi grisâtre, voir le long métrage (en sortant, j'avais le sourire aux lèvres malgré la pluie!!!).

 

Blandine Le Callet nous livre un roman chorale sur le thème du mariage. Grâce à elle, nous assistons aux noces bourgeoises de Vincent et Bérengère dans une église de campagne. Les différents chapitres nous dévoilent la vision de cette journée de fête selon divers protagonistes : une demoiselle d'honneur de 10 ans, le curé perturbé qui célèbre la messe, la grand-mère fatiguée mais heureuse, le marié amoureux, la mariée nerveuse...


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Chacun nous fait part de ses sentiments, de son ressenti sur les événements heureux ou moins heureux qui jalonnent cette journée. Peu à peu, nous entrons dans l' intimité de ces personnages et découvrons un secret de famille ainsi que les  doutes, les questionnements et les angoisses qui peuvent émailler un tel jour.

 

C'est un ouvrage agréable à lire, et le fait de nous transporter d'un personnage à l'autre nous donne l'impression d'assister à la noce parmi les invités. On s'amuse de la malice avec laquelle l'auteur nous décrit les petits travers de ces bourgeois en fête, mais ce, sans aucune méchanceté. Cette pièce montée est savoureuse, sucrée et colorée à souhait mais jamais écoeurante !!!

 

Note : 4/5

 

Passage choisi : "Elle pensait s'ennuyer à l'église, mais contre toute attente, la cérémonie ne manque pas de piquant. C'est la première fois qu'elle voit un curé bâcler une messe de mariage. Ce serait assez drôle, s'il n'émanait de cet homme un profond sentiment d'angoisse. Visiblement, M. le curé est très, très fatigué. Si M. le curé ne prend pas rapidement un peu de repos, il aura droit à une petite chemise avec les manches attachées dans le dos!"

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