"Soie" de Alessandro Baricco

Publié le par Nathalie

Je vais à l'Eclectique, il y a quelques semaines, et je demande à Graziella un conseil sur un livre. Elle me le donne et, comme elle est généreuse, elle m'en offre un second dans la foulée. Elle me suggère la lecture de "Soie" de Alessandro Baricco.

Adjugé, acheté !!! Je passe commande des 2 livres dont nous venions de parler...


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Deuxième moitié du XIXème siècle, en France. Lavilledieu, petite bourgade où a élu domicile un étrange personnage, Baldabiou. Sûr de son fait, il se lance dans l'élevage du ver à soie (la sériciculture) et cette activité va s'étendre peu à peu et prendre beaucoup d'importance pour l'économie du village.

Il va également initier Hervé Joncour, le fils du maire, à cette pratique et, c'est lui qu'il enverra, à l'autre bout du monde, au Japon, quand une épidémie de pébrine s'abattra sur les élevages de ver à soie de Lavilledieu et des environs.

Hervé Joncour entreprendra plusieurs expéditions dans ce lointain pays aux traditions commerciales et culturelles très différentes des siennes. Tout comme les vers tissent leurs fils de soie, Hervé va, au fur et à mesure de ses allers-retours, tisser une relation très forte avec ce pays et avec une femme dont "les yeux n'avaient pas une forme orientale et [dont] son visage était celui d'une jeune fille."

 

A la lecture de ce court roman (142 pages), j'ai eu une impression de calme et d'apaisement. L'auteur parle magnifiquement de la soie, des traditions et des relations humaines. Bien qu'italien, il a réussi à insuffler un souffle japonisant à son oeuvre par un style poétique très bien maîtrisé. La présence de répétitions, l'aspect initiatique des voyages, la passion contenue qui se dégage des relations entre Hervé et la mystérieuse femme font de ce livre un véritable moment de charme et de sensualité.

 

Merci Graziella pour ce précieux conseil et cette belle découverte. Merci à Alessandro Baricco pour ce moment délicieux passé en compagnie de ses personnages.

 

Note : 4,5/5

 

Passage choisi : "Bien que son père eût imaginé pour lui un brillant avenir dans l'armée, Hervé Joncour avait fini par gagner sa vie grâce à une profession insolite, à laquelle n'étaient pas étrangers, par une singulière ironie, des traits à ce point aimables qu'ils trahissaient une vague inflexion féminine. Pour vivre, Hervé Joncour achetait et vendait des vers à soie."

Publié dans ROMANS

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calou 27/06/2012 12:19

j'ai le souvenir d'une lecture douce comme la soie pas original mais qui prouve à quel point certains auteurs sont capables de réunir fond et forme ! biz

Nathalie 27/06/2012 19:15



Quelle mémoire !!! ;-)


C'est bien ça...