"Récit d'un branleur" de Samuel Benchetrit

Publié le par Nathalie

"Récit d'un branleur" est le premier roman, écrit en 2000, par Samuel Benchetrit, principalement connu pour son travail au cinéma ou au théâtre en tant qu'acteur, réalisateur, metteur en scène...


Recit-d-un-branleur0001.jpg

Dans ce roman qui se déroule en banlieue parisienne (lieux liés à l'enfance de l'auteur), le personnage principal, Roman Stern, sorte d'anti-héros, est un trentenaire qui ne fait rien de ses journées. Au mieux, il écoute d'une oreille distraite les personnes qu'il croise et qui ne peuvent s'empêcher de lui parler de leurs malheurs. Désargenté, désabusé et s'érigeant en branleur professionnel, il va profiter d'une somme d'argent, confiée par sa tante alcoolique pour qu'il s'occupe de sa chienne pendant une absence, pour créer La société des plaintes. Ainsi, de sans-emploi il va accéder au statut d'écouteur professionnel. A cela, vont s'ajouter les retrouvailles avec une ancienne camarade de collège. De quoi chambouler pour un temps la vie de Roman...

 

Roman est le reflet d'une génération perdue et désenchantée. Pas d'envie, pas de but, en faire le moins possible... Il raconte son histoire à la première personne dans un langage familier et alerte. Le style, plein d'ironie et d'humour, donne bien le ton d'une histoire étrange et inclassable. J'ai lu ce livre en pensant au héros d'Arnaud le Guilcher dans "En moins bien" (avec peut-être la poésie en moins...).

L'effet "antidépresseur" annoncé par la 4ème de couverture est sans doute un peu exagéré, mais il est vrai que c'est un ouvrage original et qui prête à sourire. A plusieurs reprises, de nombreuses remarques sur la société actuelle étaient bien senties et mordantes.

Et puis, à titre personnel, j'ai bien aimé que le roman se déroule dans un environnement que je connais et que je peux visualiser aisément (Champigny sur Marne, Noisy-le-Grand...).

 

Note : 2,75/5

 

Passage choisi : " Il paraît qu'on attire tous un certain gratin de la société. Y en a c'est les belles femmes. D'autres l'argent. Et bien moi c'est les dingues. les hallucinés. Et tous ceux qui ont besoin de se plaindre. Et c'était à cause de ce genre d'enfoiré que chaque midi je mangeais froid mon onglet échalotes."

 

Livre voyageur déposé au centre commercial Pincevent à Ormesson sur Marne (94), le mercredi 23/01 à 11h56.

Publié dans ROMANS

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Marie 21/01/2013 12:27


J'ai oscillé tout le roman entre j'aime/j'aime pas! Impression bizarre...

Nathalie 21/01/2013 16:56



Parfois, ça arrive que l'accueil d'un roman soit mitigé, soit le style, soit l'histoire ou tout simplement le moment où on le lit qui fait qu'on n'est pas vraiment dedans...