"Purge" de Sofi Oksanen

Publié le par Nathalie

Prix Fémina étranger 2010 et Prix du roman Fnac, "Purge" écrit par Sofi Oksanen est un roman qui a connu un énorme succès, d'abord dans le Nord de l'Europe, puis à travers une trentaine de pays dans le monde. Il s'agit du troisième roman de l'auteure finlandaise.


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1992, l'Union soviétique s'effondre et l'Estonie peut enfin célébrer son retour à l'indépendance. Aliide, une vieille femme au passé trouble, vit isolée dans sa maison à la campagne en redoutant les voleurs et les bandes de garçons qui viennent jeter des cailloux sur sa façade. Un beau matin, elle remarque par la fenêtre une silhouette au sol, dans sa cour. Prudente et soupçonneuse, elle sort et découvre une jeune femme, Zara, dans un bien mauvais état. Faisant fi de ses réticences, elle va finalement l'accueillir chez elle et va s'en occuper. Peu à peu, les deux femmes vont faire connaissance et faire remonter à la surface un secret de famille en rapport avec l'occupation soviétique des années 40-50. Aliide va donner sa protection à Zara, poursuivie par des hommes décidés à la retrouver coûte que coûte. S'en sortiront-elles indemnes ?

 

Je vais être honnête, je n'ai pas du tout accroché avec la thématique du livre. Sofi Oksanen a très bien su décrire le contexte politico-économique de l'Estonie, autant dans les années de joug soviétique, qu'à partir de son indépendance, et elle a également construit deux personnages principaux forts et intéressants, mais je ne suis pas parvenue à entrer dans cette histoire.

Le Elle danois a dit de cet ouvrage à sa sortie : "Si vous ne devez lire qu'un seul livre cette année, lisez Purge." Il faut croire que ce n'est pas à moi que ce message s'adressait !!! ;-)

 

Note : 2,5/5

 

Livre-voyageur déposé le dimanche 09 juin 2013 à 12h00 dans la boîte à livres d'un arrêt de bus de la Queue en Brie (94)

 

Passage choisi : "Le ballot gisait au même endroit sous les bouleaux. Aliide s'approcha sans le quitter des yeux, en alerte. Le ballot était une fille. Boueuse, loqueteuse et malpropre, mais une fille quand même. Une fille inconnue. Un être humain de chair et de sang, et non quelque présage tombé du ciel. Ses ongles cassés portaient des lambeaux de vernis rouge. Ses joues étaient striées de rimmel et de boucles de cheveux à moitié défrisées, la laque y formait des boulettes et quelques feuilles de saule pleureur s'y étaient collées."

Publié dans ROMANS DU MONDE

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