"Nymphéas noirs" de Michel Bussy

Publié le par Nathalie

Deuxième livre de Michel Bussy lu depuis quelques semaines. Celui-là m'a également été prêté par une collègue, mais cette fois-ci, c'était Anne-C.

 

Le pitch de présentation qui commence la 4ème de couv' est tentant : "Trois femmes vivaient dans un village. La première était méchante, la deuxième était menteuse, la troisième était égoïste. Elles possédaient pourtant un point commun, un secret en quelque sorte : toutes les trois rêvaient de fuir..."


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Giverny, berceau de l'impressionnisme. Fanette, fillette de 10 ans douée pour la peinture, Stéphanie, institutrice vivant sous le joug d'un mari jaloux et une vieille femme discrète comme une souris et baptisée "la sorcière" sont les trois personnages féminins au centre d'une double intrigue. Qui a bien pu tuer Jérôme Morval, ophtalmologiste réputé et séducteur reconnu ? Ce meurtre violent a-t-il un rapport avec l'assassinat du petit Albert Rosalba qui a eu lieu dans des circonstances similaires en 1937 ?

Pour enquêter, un duo de policiers est envoyé dans le village cher à Monet. Les pistes se mêlent et se démêlent, les questions fusent et l'attirance de l'inspecteur Sérénac pour la belle institutrice va rapidement désigner un coupable idéal, Jacques Dupain, le mari jaloux.

Mais qu'en est-il vraiment ? Seule la vieille femme, narratrice occasionnelle, semble détenir la vérité...

 

J'avoue que si j'ai vraiment beaucoup aimé "Un avion sans elle" du même auteur, je n'ai pas apprécié "Nymphéas noirs". L'intrigue a démarré mollement et c'est à force de persévérance que, arrivée à la page 182 (sur 541), j'ai commencé à y trouver un léger intérêt. Et encore, la partie narrée par la vieille femme n'a pas su capter mon attention avant la toute fin. Seuls les passages concernant Fanette et Stéphanie ont quelque peu maintenu mon envie d'atteindre le dénouement. J'ai trouvé que tout était très embrouillé et pas forcément toujours de la même qualité d'écriture. Je n'ai pas pu m'empêcher, cependant, d'être surprise, plutôt agréablement, par la révélation du dénouement final. Bussy a particulièrement bien mené sa barque pour noyer le lecteur... Globalement, l'idée de Michel Bussy était intéressante mais son traitement moyen. Dommage !!!

Par contre, j'ai bien aimé la relation entre l'inspecteur Sérénac et son subordonné, Sylvio Bénavides. Une autre enquête, mieux construite, avec ce duo ne serait pas pour me déplaire.

D'autre part (rendons à César...) je ne peux que déclarer que l'aspect culturel du livre (Monet, sa vie, ses oeuvres, Giverny...) est très bien écrit et emmène le lecteur voyager dans ce petit coin de Normandie ainsi que dans le temps.

 

Note : 2,5/5

 

Passage choisi : "Non, je ne vais pas parler aux flics ! Je vais me transformer en souris noire, invisible. pendant quelques jours au moins. Après tout, si les flics veulent me trouver, ils le peuvent, à mon âge, je ne cours pas bien vite. Ils n'ont qu'à suivre Neptune... J'ouvre les yeux et je regarde mon chien. Il est couché à quelques dizaines de mètres des policiers, dans les fougères, lui non plus ne rate rien de la scène du crime."

Publié dans Michel Bussy

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