"Les vacances de Rachel" de Marian Keyes

Publié le par Nathalie

Et voici, le troisième livre obtenu et lu grâce à l'opération "2 Pockets achetés, 1 Pocket offert" !!! L'image de couv' montrait une valise ouverte contenant un maillot de bain, des tongs et des lunettes de soleil et je me suis dit que c'était de circonstances... même si le temps du moment nécessite plutôt une valise contenant imperméable, pull et bottes en plastique. Un moyen de conjurer le sort, sans doute !!! ;-)

 

Ecrivaine irlandaise, Marian Keyes est connue pour être une des fondatrices de la "chick lit", littérature féminine dont le personnage principal est une jeune femme en proie à une difficulté importante telle que la violence, le divorce, l'alcoolisme, l'infidélité... et qui s'en sort finalement.


Les vacances de Rachel

Dans "Les vacances de Rachel", l'héroïne est sommée par sa famille de bien vouloir quitter New-York, son travail et son petit ami pour revenir en Irlande subir une cure de désintoxication dans un centre pour vedettes du show-biz baptisé le Prieuré. En effet, bien qu'elle s'évertue à le nier, Rachel est complètement accro à différentes drogues : valium, cocaïne, héroïne...

Persuadée que son séjour au Prieuré s'apparentera à une cure de remise en forme dans un centre de type SPA, Rachel accepte, bon gré, mal gré, son enfermement pour un minimum de deux semaines. Quand elle va enfin réaliser que son quotidien tournera plutôt autour de séances de thérapie de groupe, de corvées ménagères et d'après-midi à boire du thé en compagnie d'alcooliques, de drogués et autres dépendants, au lieu des peoples qu'elle s'attendait à trouver, Rachel aura bien du mal à accepter l'inévitable. Elle est bien une droguée et ne peut partir de là !!!

 

Je dois dire que j'ai trouvé que le livre démarrait un peu mollement et sur un ton trop "pauvre petite fille riche" pour me plaire. J'ai cependant continué et à force de persévérance, je me suis rendue compte qu'une fois les personnages et le décor plantés, les choses s'amélioraient. Marian Keyes a fait un beau travail de recherche qui rend les passages ayant lieu au sein du Prieuré, séances de thérapie, relations entre les patients..., plutôt réalistes et transcrivant assez bien une triste réalité relative aux addictions : déni de la situation, violence, tentatives de contourner les règles... Ayant appris qu'elle avait eu, elle-même, des problèmes avec la boisson suite à une dépression, je comprends son besoin de coucher sur le papier ce calvaire au travers d'une de ses héroïnes.

 

Je ne qualifierai pas ce livre de mémorable, ni d'indispensable, mais il m'a fait passer quelques moments de lecture sympa sur un transat. C'est déjà ça...

 

Note : 2/5

 

Passage choisi : "Je jubilais quand soudain je me suis vue de l'extérieur, et ça m'a fait mal. Comment en étais-je arrivée là ? Moi, la New-Yorkaise, jeune indépendante, glamoureuse, voguant de succès en réussite - et non la chômeuse de vingt-sept ans, accusée de toxicomanie, échouée dans un centre de cure au diable Vauvert avec une bouteille de valium vide dans ma culotte !"

Publié dans CHICK-LIT

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