"Les pays" de Marie-Hélène Lafon

Publié le par Nathalie

Marie-Hélène Lafon, professeure agrégée, enseigne le français, le latin et le grec. Elle a publié, depuis 2001, de nombreux romans et recueils de nouvelles, dont certains ont reçu divers prix littéraires.

 

Dans "Les pays", Marie-Hélène Lafon raconte la montée à Paris d'une jeune fille issue du monde paysan. Ce récit, qui tient de l'autobiographie, parle de l'évolution obligatoire et nécessaire que connaît une personne qui quitte un environnement (ici, le monde rural du centre de la France) pour pénétrer dans un univers diamétralement opposé (la vie estudiantine dans une prestigieuse université de la capitale).


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Le livre est divisé en trois parties, inégales en nombre de pages, et sans lien véritable entre elles, si ce n'est la chronologie.

Dans la première, Claire monte, avec ses parents et son frère, rendre visite à des amis habitant la région parisienne pour aller au Salon de l'agriculture. Première découverte de l'effervescence parisienne, premier éloignement de la nature nourricière.

Le deuxième chapitre nous dévoile les années passées à la Sorbonne, les amitiés créées, le travail d'étudiant à la banque pour pouvoir continuer de brillantes études. Premières découvertes, premières transformations.

La fin de l'oeuvre fait un bond dans le temps, à nouveau. Claire est enseignante. Elle habite, seule, un deux-pièces dans la capitale et partage son temps entre sa vie parisienne et des séjours réguliers dans son pays d'origine. Eloignement définitif et irréversible de ses racines, même si le besoin de revenir aux sources est régulier.

 

Pour qu'un livre me plaise, il faut qu'il touche mon coeur. Avec "Les pays", Marie-Hélène Lafon n'a pas su parler à mes émotions. J'ai lu cet ouvrage peuplé de longues phrases et de mots compliqués jusqu'au bout mais je n'ai pas apprécié. Le texte est écrit à la troisième personne, il ne contient aucun dialogue, les faits se suivent, se juxtaposent sans lien entre eux, souvent. J'ai trouvé le style littéraire daté, ronflant, laborieux et, pour moi, il n'y a pas d'histoire. Des évidences, par contre, oui...

 

Note : 1,5/5

 

Passage choisi (prendre sa respiration avant de commencer la lecture, il s'agit d'une seule et unique phrase) : "Dans le creux de l'après-midi, tous, sauf le père, Suzanne et Henri, sortaient, pour faire trois pas et s'asseoir sur le banc de pierre grise dans l'ombre du tilleul, le dos collé au mur du jardin, histoire de prendre sans en avoir l'air la juste mesure de l'été qui flamboyait, jeté à cru sur toutes les choses tremblantes, mordues de soleil, éperdues, les moutons de Raymond, les seuls du pays, en face, dans le pré pelé juste sous la route, les huit maisons de Soulages arrimées à flanc de pente de l'autre côté de la Santoire, le hêtre du pré carré, frémissant dans le grand incendie, les vaches égrenées le long de la rivière, l'âne planté raide à l'ombre du pignon, les deux tracteurs, à cabine et sans cabine, rouges et patients, garés sous les frênes jeunes à la montée de la grange, et les poules terrées dans la poussière sous l'érable."

Publié dans ROMANS

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calou 10/09/2012 08:43


goût, dégoût, hibou, chou, ect...


je viens de commencer le dernier de Guillaume Musso...style vif, entrainant, rythme résolument contemporain ou l'on ne perd pas une seconde...très sympa

Nathalie 10/09/2012 17:58



Pou, joujou, genou, caillou...


Je l'aurais bien lu cet été mais il était déjà entre les mains de quelqu'un... A l'occasion peut-être... :-)



calou 07/09/2012 15:00


à lire l'extrait" (1 seule phrase!!!) elle n'a pas volé sa volée de bois vert de ton commentaire !


? intello-bobo-parigot ? qui sait !? 

Nathalie 07/09/2012 18:34



Tous les goûts sont dans la nature mais moi, j'ai pas aimé !!!