"Les larmes de Tarzan" de Katarina Mazetti

Publié le par Nathalie

Deuxième livre de Katarina Mazetti à mon actif. Celui-ci m'a été gentiment prêté par ma nouvelle collègue, Cary. :-)


Les larmes de Tarzan0001

Tout comme dans "Le mec de la tombe d'à côté", voici encore une rencontre entre une femme et un homme que tout oppose et que le sexe, d'abord, puis les sentiments vont réunir.

Elle, c'est Mariana. Mère, plus ou moins célibataire, de deux enfants, elle travaille à temps partiel comme professeur d'arts plastiques et a beaucoup de mal à joindre les deux bouts. C'est la reine de la débrouille, des repas composés avec ce qu'il y a dans le frigo, souvent peu, et des moments de fête célébrés au Nesquick.

Lui, c'est Janne. Beau gosse roulant en Lamborghini qui a l'habitude de changer de copine comme de chemise et qui n'apprécie pas les enfants (c'est poisseux et ça touche à tout, un enfant !!!).

Un beau jour, Mariana, qui fait Tarzan accrochée à une corde, rencontre brutalement Janne. A partir de là, une relation improbable et compliquée va se nouer entre eux. Une relation qui va devoir passer outre les différences sociales et les a priori.

 

Comme dans "Le mec de la tombe d'à côté", voici un récit fait à plusieurs voix. Une différence cependant : entre la parole de Tarzan et celle de Janne, l'auteure a glissé de petits chapitres narrés par Bella et Billy the Kid, les enfants de Mariana. Une petite note enfantine qui décrit cette danse entre adultes d'un oeil souvent très critique et sans beaucoup d'indulgence.

 

J'ai eu un peu de mal à entrer dans ce livre mais finalement, une fois dans l'histoire, je me suis attachée à cette maman qui galère au quotidien et essaie de trouver plein de trucs et astuces pour rendre la vie de ses enfants la plus belle possible malgré le manque d'argent. Le personnage de Janne, riche, arrogant et complétement dépassé par le mode de vie de Mariana, si loin du sien, crée un bon contre-poids dans la balance, d'autant plus qu'il change au fil des pages et ouvre les yeux sur le monde qui l'entoure.

Le mélange des deux univers et l'humour distillé au fil des pages font de ce roman un moment agréable de lecture même si j'ai malgré tout préféré "Le mec de la tombe d'à côté".

 

Note : 3/5

 

Passage choisi : "Le soir, pour préparer des tartines, il n'y avait plus de beurre. J'ai pris mon vélo pour aller au magasin du quartier acheter un paquet, c'est vite fait. Ou ça aurait été vite fait, si j'avais eu assez d'argent, il me manquait trois couronnes et pourtant j'avais vidé toutes mes poches.

J'ai dû pédaler jusqu'au point presse dans le centre où ils vendent de petits paquets de beurre individuels et en acheter deux. Ils coûtaient presque autant qu'un paquet de 300 grammes et au matin il n'en restait rien.

Pourquoi n'y a-t-il jamais personne pour dire à quel point c'est cher d'être pauvre ?"

Publié dans Katarina Mazetti

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calou 11/10/2012 14:07


une trame que l'on rencontre dans beaucoup d'oeuvres littéraires, cinématographiques et autres...non ?


Biz

Nathalie 11/10/2012 17:35



Oui, une thématique pas très originale, en effet !!! Après, c'est le traitement qui en est fait et le style de l'auteur qui fait pencher la balance...