"La Vérité sur l'Affaire Harry Québert" de Joël Dicker

Publié le par Nathalie

Prix Goncourt des lycéens 2012 et Grand Prix du Roman de l'Académie Française, "La vérité sur l'Affaire Harry Québert" est le deuxième roman de l'écrivain suisse romand Joël Dicker.

Marcus Goldman, jeune écrivain à succès doit livrer à son éditeur son deuxième roman, afin de respecter son juteux contrat, lorsque le syndrome de la La vérité sur l'affaire...page blanche s'empare de lui. N'arrivant pas à trouver une idée prometteuse, il cherche refuge chez son ami et ancien professeur Harry Québert, à Aurora, petite ville balnéaire du New Hampshire. Celui qui lui a appris à croire en lui et à devenir écrivain en lui prodiguant de judicieux conseils le rassure et le console, mais rien n'y fait. Aussi, quand son mentor se retrouve accusé d'avoir tué, trente-trois ans plus tôt, la jeune Nola Kellergan dont on vient enfin de découvrir le corps, Marcus décide de s'installer à Aurora et de prouver l'innocence de son seul ami. Ce qui ne devait être qu'une simple enquête visant à innocenter Harry va finalement prendre la forme d'un retour vers l'inspiration et va permettre à Marcus de constater qu'il peut toujours écrire.

Voici un roman original qui raconte la naissance d'un livre tout en ayant les traits d'un habile polar. Une réflexion sur l'écriture mais également sur l'Amérique profonde autour du personnage complexe et aux facette multiples de la victime.

Je dois dire que je suis d'accord avec le Figaro quand il qualifie l'ouvrage de Dicker de "roman complexe, foisonnant et ambitieux, malgré quelques longueurs" ou avec Les Echos qui y voit "un roman [...] qui n'est pas exempt de quelques défauts de jeunesse". En effet, j'ai été happée par cette histoire pleine de rebondissements et originale puisque dévoilant à la fois une intrigue policière et le travail d'un écrivain en pleine création, mais j'ai, malgré tout, trouvé quelques défauts à ce roman.

D'une part, j'ai souvent été déçue par des dialogues un peu légers qui, à mon goût, cassaient le rythme plutôt prenant du récit.

D'autre part, le développement des différentes pistes était parfois un peu trop foisonnant ce qui avait pour effet d'alourdir certains passages de l'histoire.

Pour finir, je dois dire aussi que la relation amoureusse entre Harry et Nola m'a paru trop superficielle et souvent insipide dans la descritption qui en est faite. Comme si Joël Dicker avait eu peur de choquer le lecteur en posant les mots de la passion sur cette relation entre un homme de 34 ans et une gamine de 15 ans.

Note : 3,5/5

Passage choisi : "Car j'avais enfin pris la mesure du mal qui me frappait : écrire un livre en ne partant de rien m'avait semblé très facile, mais à présent que j'étais au sommet, à présent qu'il me fallait assumer mon talent et répéter la marche épuisante vers le succès qu'est l'écriture d'un bon roman, je ne m'en sentais plus capable. J'étais terrassé par la maladie des écrivains et il n'y avait personne pour m'aider : ceux à qui j'en parlais me disaient que c'était trois fois rien, que c'était sûrement très commun et que si je n'écrivais pas mon livre aujourd'hui, je le ferais demain."

Publié dans ROMANS

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Carina30 22/03/2014 19:53

J'ai adoré ! Il m'a tenu en haleine et pour une fois je n'ai pas eu envie d'arrêter avant la fin !

Nathalie 23/03/2014 13:43

C'est vrai que l'histoire est prenante et qu'on a hâte de connaître son dénouement...

calou 12/02/2013 11:56


peut-il faire l'objet d'un prêt ?  pas prioritaire mais intéressant


biz 

Nathalie 12/02/2013 12:21



Sorry, livre emprunté, lu et déjà rendu !!! ;-)



anne-chou 08/02/2013 19:33


bon bah je l'ajoute à ma liste, c'est un bouquin à toi?? si oui je te l'emprunte!!! ma pile de prêts "babouilla" s'agrandit, il va falloir que je trouve une solution!!!

Nathalie 08/02/2013 19:55



Désolée, c'est encore (et toujours !!!) un prêt...


Pour ta PAL "Babouilla", je vois deux solutions : soit je passe prendre les livres chez toi, soit tu viens au boulot à l'occaz'... Like you want... ;-)