"La tête de l'emploi" de David Foenkinos

Publié le par Nathalie

la tête de l'emploi"La tête de l'emploi", paru en janvier 2014 chez J'ai lu, est un des nombreux romans publiés par David Foenkinos.  

De l'auteur, j'avais déjà lu "La délicatesse" (ici), "Le potentiel érotique de ma femme" (), "Les souvenirs" (ici) et "Je vais mieux" (). "La tête de l'emploi" m'a été proposé à la lecture par le biais de la maison d'édition J'ai lu. J'ai été enchantée de recevoir cette proposition et de découvrir, très rapidement après sa sortie, ce livre d'un auteur que j'apprécie beaucoup.

 

David Foenkinos déclare avoir trouvé le sujet de son nouveau roman en regardant un reportage télévisé sur un homme qui perdait tout. Il a donc imaginé son héros, Bernard, un personnage banal, 50 ans, marié, une fille, un travail de conseiller financier dans une banque. Du jour au lendemain, Bernard va voir son existence partir en lambeaux. Les mauvaises pioches s'enchaînent et sa vie qui semblait tranquille et toute tracée va, en peu de temps, se transformer en une suite d'événements qu'il va devoir gérer au coup par coup. Mais est-il vraiment préparé à vivre tout ça ???


Tour à tour drôle, grinçant ou mélancolique, cet anti-héros nous embarque avec lui dans son quotidien de quinqua qui voit sa vie exploser en vol. Comme à son habitude, David Foenkinos nous livre un personnage principal qui pourrait être notre collègue, notre voisin ou nous-même. Un personnage du quotidien qu'il décrit avec tendresse et bienveillance et qui permet une identification, ou tout du moins, une affection immédiate de la part du lecteur.

J'ai aimé retrouvé le phrasé rapide et direct de l'auteur ainsi que ses explications sous forme de notes de bas de page.

J'ai également aimé l'humour distillé tout au long des 286 pages. Je trouve certaines tournures de phrases emplies de poésie et surtout, pleines de bon sens, je vais donc vous en livrer un florilège : "Ailleurs, c'est juste la version amnésique de notre présent.", "C'est à cela que servent les téléphones portables,  à se rendre compte que personne ne pense à vous.", "Mon père n'était pas devant la télévision, il était dedans." ...

J'ai apprécié cette lecture même si je dois reconnaître que j'ai trouvé l'histoire moins prenante que mes quatre précédentes lectures. Je n'ai pourtant pas boudé le plaisir de retrouver Monsieur Foenkinos puisque j'ai lu le roman en seulement deux séances. Je pense que mon avis tient surtout aux dernières pages qui n'ont pas réussi à me convaincre totalement. J'imaginais une autre "fin" pour Bernard...


Note : 3,25/5

 

Passage choisi : "Ce que j'analyse comme de la distance est sûrement leur façon de m'aimer. Car ils m'aiment. Je ne possède pas le dictionnaire qui me permettrait de comprendre leur affection mais je sens bien que cette affection existe. Ce n'est pas forcément concret. On se téléphone de temps à autre, on ne se dit pratiquement rien. on survole les sujets de manière indolore, et c'est justement dans ces converstions vides que je puise une forme de tendresse. On n'a pas toujours besoin de mots. Nous nous aimons comme des mollusques doivent s'aimer. Et je crois que cela me convient plutôt bien. J'ai probablement renoncé à l'ambition d'être aimé par mes parents comme je le souhaiterais. De toute façon, et quoi que nous fassions, nous ne serons jamais rasasié en amour." "

Publié dans David Foenkinos

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