"La Sirène" de Camilla Läckberg

Publié le par Nathalie

Voici le quatrième ouvrage de Camilla Läckberg passé entre mes mains. Cette fois-ci, il m'a été prêté par ma collègue Mélanie.

 

"La Sirène" est le sixième volet de la série consacrée à Erica Falk, héroïne récurrente de l'auteure. Le dernier volet que j'ai lu était "Le tailleur de pierre". Entre ces deux ouvrages, il y a "L'oiseau de mauvaise augure" et "L'enfant allemand" que j'avoue avoir allégrement "sautés".


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Maja, la fille d'Erica Falk et Patrick Hedström, a bien grandi. Erica s'est remise de sa dépression post-partum mais leur vie est toujours bien remplie et soumise à un rythme fatiguant, d'autant plus que, à nouveau enceinte, Erica attend, cette fois-ci, des jumeaux.

Magnus Kjellner a disparu, il y a trois mois, alors qu'il se rendait à son travail. Rien n'explique cette disparition et l'enquête piétine. Alors que Christian Thydell, un ami de Magnus va publier son premier livre et se prête au jeu des conférences de presse et des séances de dédicaces, Erica et la police découvrent qu'il reçoit depuis plusieurs mois des lettres de menace. C'est ce moment là que choisit le cadavre de Magnus pour réapparaître, prisonnier des glaces. Est-ce une coïncidence ou les deux hommes ont-ils un mystérieux passé commun qui les désigne comme la cible d'un tueur ? Patrick, dont l'enquête piétinait, va enfin pouvoir partir à la recherche de nouveaux indices, tandis qu'Erica, toujours aussi curieuse et déterminée, va chercher elle aussi à comprendre ce qui se trame derrière les silences de Christian.

 

Ce livre annoncé comme "le roman le plus aboutit à ce jour" de Camilla Läckberg, n'a pas su me convaincre. J'ai trouvé que l'intrigue avait un goût de déjà-vu, que la structure (le récit du passé qui alterne avec le récit du présent) était une redite du "Tailleur de pierre" et qu'Erica était devenue un personnage beaucoup trop lisse et mou. Camilla Läckberg semble avoir manqué d'inspiration, ce qui l'a poussée à ressasser de sempiternelles remarques sur le volume d'Erica et ses difficultés à se mouvoir (!!!).

De plus, l'intrigue qui met du temps à démarrer, perd en intérêt une centaine de pages avant le dénouement puisque le suspense n'amène pas le lecteur jusqu'aux dernières pages, la solution apparaissant comme une évidence bien avant la fin.

 

Note : 2/5

 

Passage choisi : "Il avait toujours su que tôt ou tard la vérité finirait pas éclater. Une telle abomination ne pourrait être étouffée. Chaque mot l'avait plongé dans l'innommable, dans l'ignominie qu'il avait essayé de refouler pendant toutes ces années.

Il ne pouvait plus fuir. Marchant d'un bon pas, il sentit l'air matinal remplir ses poumons. Son coeur battait à tout rompre. Il ne voulait pas y aller, et pourtant il le fallait. Il avait décidé de laisser faire le hasard. S'il y avait quelqu'un, il parlerait. S'il n'y avait personne, il irait au bureau, comme si rien ne s'était passé.

Il frappa et on lui ouvrit la porte. Les yeux plissés dans la faible lumière, il entra. La personne devant lui n'était pas celle qu'il pensait trouver."

Publié dans Camilla Läckberg

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~Mél~ 20/10/2012 08:05


C'était le premier livre de Camilla Läckberg que je lisais, la couverture avec la chaussure m'a interpellée ! Mais, peut-être que j'ai commencé la série avec Erica Falk, par la fin (ça ne m'a pas
posé de soucis de compréhension) mais je n'ai pas accroché. Ou peut-être que le livre que j'avais lu avant m'avait tellement captivé, que c'était difficile de lire un autre thriller tout de suite
après (et de faire mieux). J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire. Je te suis pour ton avis.

Nathalie 20/10/2012 11:13



Et bien, moi ce n'est pas le premier mais ça risque d'être le dernier !!! A moins qu'elle en écrive un sans Erika pour renouveler le genre...