"La fée carabine" de Daniel Pennac

Publié le par Nathalie

Ce livre est le deuxième volet de la saga Malaussène, après "Au bonheur des ogres" et avant "La petite marchande de prose" et "Monsieur Malaussène". J'ai lu les trois premiers ouvrages et j'avoue avoir un faible pour celui-ci.

 

Daniel Pennac nous embarque dans l'existence de Benjamin Malaussène, bouc émissaire professionnel dans une maison d'édition, responsable d'une ribambelle d'enfants et maître d'un chien épileptique. Son grand coeur lui fait recueillir les vieillards les plus drogués de la capitale. Au même moment, des meurtres sont commis dans son quartier de Belleville et, en tant que bouc émissaire parfait, Benjamin Malaussène se retrouve poursuivit par toutes les polices de Paname.


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Comment Benjamin va-t-il réussir à s'occuper des enfants de sa mère, de sa petite amie journaliste, elle-même victime d'une tentative de meurtre, des vieillards accros dont il a la charge, tout en réussissant à prouver son innocence aux inspecteurs Pastor et Van Thian chargés d'enquêter sur lui et à démanteler un trafic de drogue? Vous le saurez en lisant ce livre...

 

Je me suis beaucoup amusée à suivre les aventures de ce pauvre Monsieur Malaussène qui symbolise l'innocence et sur lequel le sort semble décidément beaucoup s'acharner (lire "Au bonheur des ogres"). Ce mélange de réalisme (insécurité, trafic de drogue...) mélangé à des éléments nettement plus romancés (métier de bouc émissaire professionnel, vieilles dames s'entraînant à tirer au pistolet dans les catacombes...) crée véritablement un style alerte et amusant. De plus, Pennac utilise un vocabulaire mêlant de l'argot et des expressions imagées qui rythme le récit. La narration faite, à tour de rôle, par Benjamin Malaussène et par l'auteur nous place également dans une proximité avec le personnage qui nous le rend encore plus attachant.

 

Note : 4/5

 

Passage choisi : "C'était l'hiver sur Belleville et il y avait cinq personnages. Six, en comptant la plaque de verglas. Sept même, avec le chien qui avait accompagné le Petit à la boulangerie. Un chien épileptique, sa langue pendait sur le côté."

Publié dans Daniel Pennac

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sylviolon 27/09/2011 16:53


Super auteur! J'adore l'humour de cette série et l'originalité du polar décalé!


Nathalie 27/09/2011 21:25



Pareil ;-)