"Debout les morts" de Fred Vargas

Publié le par Nathalie

Ayant fait connaissance avec Fred Vargas en lisant "Un lieu incertain", je me suis laissée tentée par un autre de ses ouvrages. J'ai choisi son quatrième roman (antérieur à ma précédente lecture donc), publié en 1995 et qui avait reçu le prix polar de la ville du Mans et le prix Mystère de la critique. 

 

Cette fois-ci, pas de commissaire Adamsberg... Je l'avais bien apprécié dans "Un lieu incertain", mais je voulais voir ce que donnait un policier de Fred Vargas sans son héros récurrent. Ici, l'enquête est menée par les voisins de la victime et non par des enquêteurs chevronnés et assermentés. Un roman policier... sans policier donc !!!

 

Voici l'histoire : un beau jour, Sophia Siméonidis, célèbre cantatrice, découvre qu'un hêtre a été planté dans son jardin. Par qui ? Pourquoi ? Elle n'en sait rien et cela la perturbe et l'intrigue... Son mari ne semble pas intéressé par les inquiétudes de son épouse. Pour se rassurer, elle demande à des gens du quartier de l'aider à déterrer l'arbre afin de voir s'il ne dissimulerait pas quelque chose. Rien... Le mystère reste entier. 

 

Quelques temps après, Sophia disparaît. Son mari ne réagit toujours pas, il  la croit avec un amant. Une amie de Sophia, elle, s'inquiète. D'autant plus que l'on découvre  un cadavre calciné. Est-ce celui de la cantatrice ? La police enquête mais les voisins, qui apprécient la cantatrice, se posent, eux aussi, des questions, notamment sur l'apparition étrange du hêtre...Debout les morts

 

On trouve dans ce livre trois personnages (les voisins) surnommés "Saint Luc", "Saint Matthieu" et "Saint Marc" qui apparaîtront dans des rôles secondaires de "Pars vite et reviens tard". Ce sont des personnages sympathiques et hauts en couleurs. Chacun est historien, mais spécialisé dans une période différente (Moyen-Âge, Préhistoire et  1ère guerre mondiale). Ils vivent ensemble dans une maison délabrée qui appartient à  l'oncle de l'un d'eux, ex-flic un peu ripoux. Leur vision du monde, vu à travers le prisme de l'époque qu'ils étudient, donne une tournure sympathique et drôle au roman. 

 

Note : 4/5

 

Passage choisi : "Début de printemps. Il faisait humide et elle prenait froid à rester là, à défier le hêtre. Un hêtre. Un être? Sophia bloqua sur ses pensées. Elle détestait quand son âme grecque s'emballait, surtout deux fois de suite en une matinée. Dire que Pierre ne s'intéresserait jamais à cet arbre. Et pourquoi d'ailleurs? Était-ce normal qu'il soit à ce point indifférent ?"

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sylviolon 01/10/2011 10:51


Il faut lire "Pars vite et reviens tard", il est génial!


Nathalie 01/10/2011 13:13



Yes !!! Mais comme j'ai déjà vu le film (très bien, par ailleurs) avec José Garcia et que je connais donc l'histoire, le mystère ne sera plus là... J'en lirai d'autres