"Black Boy" de Richard Wright

Publié le par Nathalie

"Black Boy" de Richard Wright

Livre prêté par mon petit (grand) frère, il y a quelques jours.

Dans ce livre autobiographique publié en 1945, Richard Wright nous décrit son enfance et son adolescence de "Nègre" dans l'état sudiste du Mississipi.

Il nous parle de sa famille qui le rejette, en particulier sa grand-mère, son oncle Tom et sa tante Addie. De sa mère, qui malade, ne peut le soutenir et le défendre. De ses différents déménagements d'un foyer à l'autre, une fois son père parti du domicile conjugal. De sa volonté de ne pas se sentir inférieur aux "Blancs" dans un état où sévit le Ku Klux Klan. De son envie profonde de savoir lire et écrire pour pouvoir, un jour, devenir écrivain (il publiera d'ailleurs sa première nouvelle dans un journal noir local à 14 ans). Il nous raconte aussi les multiples petits boulots qu'il a dû faire afin, dans un premier temps, de se nourrir, puis pour économiser suffisamment d'argent pour partir vivre dans le Nord à la fin du livre.

Richard a toujours tendance à dire ce qu'il pense au moment où il le pense, et cela sans aucune envie d'insolence, mais juste parce qu'il veut comprendre et s'exprimer, mais cela n'est pas admis par son entourage familial qui ne rate pas une occasion de vouloir le corriger. Cette manière de faire ne plaît pas non plus aux "Blancs" qu'il va croiser ou pour qui il va travailler. Il va lui falloir du temps et une maîtrise constante pour pouvoir passer à leurs yeux pour le "moricaud servile et bête" qu'ils veulent voir en chaque "Nègre" à leur service.

Ce roman, traitant du racisme et de la violence rencontrés par les noirs dans le Sud des Etats-Unis au début du XXème siècle, est superbe. Sa structure narrative est facile à suivre, vu que l'auteur raconte sa vie dans l'ordre chronologique, cependant il y foisonne une multitudes de réflexions sur les sentiments de Richard par rapport à ce qu'il vit, ce qu'il ressent, qui en fait un livre riche et vibrant de réalisme.

Note : 4/5

Passage choisi : "J'approchais de mes dix-sept ans et je me demandais si je pourrais jamais me libérer de ce fléau. Ce que disait Griggs était exact, mais je me sentais totalement incapable de passer mon temps à calculer, à prévoir, à me contenir, à tramer. Je me rappelais pendant de courts moments qu'il fallait feindre, mais ensuite, je n'y pensais plus et j'agissais à nouveau avec franchise et naturel, non pas avec le désir de faire du mal à quiconque, mais oubliant tout simplement les discriminations artificielles de race et de classe ; j'agissais de même avec les Blancs et avec les Noirs, c'était ma façon normale de me comporter avec tout le monde."

Publié dans ROMANS

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Eleanor 01/05/2016 17:22

de quel page est tiré ce passage ? s'il vous plait répondait moi au plus vite

Nathalie 01/05/2016 19:07

Je suis désolée Eleanor mais je n'ai plus le livre, je l'ai rendu donc je ne peux répondre à votre demande...

Mamadi N'Faly Camara 20/04/2016 11:25

c'etait juste un jugement d'appréciation

Mamadi N'Faly Camara 03/03/2016 17:45

J'aime bocou c roman

Nathalie 03/03/2016 20:57

Oui, c'est une très belle histoire...

Mamadi N'faly Camara 25/03/2015 10:22

slt jaimerai lire mais je n'arrive pas

Nathalie 09/04/2015 10:47

Bonjour. Je ne comprends pas très bien le sens de votre commentaire...

popo 06/10/2014 11:47

:)