- L'héritière de Jacaranda - de Tamara McKinley

Publié le par Nathalie

- L'héritière de Jacaranda - de Tamara McKinley

"L'héritière de Jacaranda" (Archipel - 2011 / Archipoche - 2012) est un livre de Tamara McKinley, romancière élevée par sa grand-mère anglaise, mais qui a grandi en Tasmanie. Partie à l'âge de dix ans en Grande-Bretagne pour finir ses études dans un pensionnat de jeunes filles, Tamara McKinley se sert des expériences de son enfance et des souvenirs de son incroyable grand-mère ainsi que de deux de ses grandes-tantes pour constituer la base de ses romans. Elle est l'auteure de "La dernière valse de Mathilda", best-seller australien.

4ème de couv' : "À la mort de Jock Witney, tyran domestique à la tête du plus grand vignoble d'Australie – le domaine de Jacaranda –, sa famille se rend compte que les affaires vont mal.
Cornélia, la veuve de Jock, âgée de 90 ans, refuse de baisser les bras. Elle aimerait convaincre Sophie, sa petite-fille, que la propriété familiale peut être sauvée.
Dans ce but, Cornélia l'entraîne à travers le pays, sur les traces de leurs ancêtres, et profite de ce voyage pour lui raconter l'épopée familiale.
Du Sussex des années 1830 à l'Australie d'aujourd'hui, Tamara McKinley retrace la vie d'une famille de pionniers, marquée par de lourds secrets, des déchirures et une malédiction...
"

Si comme moi, vous avez été bercé(e) dans votre jeunesse par les feuilletons "Les oiseaux se cachent pour mourir" et "La vengeance aux deux visages", sagas familiales qui se déroulaient en Australie, vous ne pourrez qu'apprécier l'ambiance de "L'héritière de Jacaranda".

Une famille qui se déchire autour d'un héritage, une vieille femme qui espère convaincre sa petite-fille chérie qu'on peut encore sauver l'entreprise qui semble pourtant être mal en point, un road-trip dans l'outback australien mêlé à des flashbacks sur la création du domaine viticole, des histoires d'amour..., il y a tous les ingrédients pour voyager et être dépaysé(e) en lisant les 398 pages de ce roman.

Bien entendu, il n'y a pas beaucoup de suspense, on se doute un peu des moyens que Cornelia va utiliser pour convaincre Sophie et on est certain(e) dès le départ du dénouement heureux, mais l'auteure a fait le job à mes yeux : me faire oublier mon quotidien confiné en me faisant voyager à travers les terres australiennes et les époques.

Note : 3,75/5

Passage choisi : "Le vieillard secoua lentement la tête.
- Ce sont les sentiers du temps du rêve, Patronne. Mon ancêtre marche et sème des mots et de la musique dans ses empreintes. Une chanson est une carte donnée à un bébé par sa mère quand il est dans son ventre. La mère désigne l'emplacement et il devient un totem pour le bébé. Il rêve alors aux paroles et il rencontrera ses frères du même totem s'il ne l'éloigne pas d'eux.
- Tout cela me paraît très compliqué, Wyju, grommela Otto. Si tu ne vois pas les paroles et n'entends pas la musique, comment sais-tu que tu es sur le bon chemin?
Un grand sourire éclaira le visage sombre de Wyju.
- L'Australie est une grande musique, Patron. Les paroles des chansons te suivent de lieu sacré en lieu sacré. Seuls les hommes noirs savent où ils sont."

Publié dans ROMANS DU MONDE

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