- Tiens ferme ta couronne - de Yannick Haenel

Publié le par Nathalie

- Tiens ferme ta couronne - de Yannick Haenel

"Tiens ferme ta couronne" est un roman de Yannick Haenel, paru en août 2017 aux éditions Gallimard et récompensé du prix Médicis en novembre de la même année.

Il s'agit du deuxième envoi Kube (Box à laquelle j'ai été abonnée pour mon anniversaire). Et autant j'ai apprécié la première sélection (voir ici), autant là... Pfff, ce fut plus laborieux !

4ème de couv' : "«En gros, le bilan n’était pas fameux : j’avais quarante-neuf ans, je vivais reclus dans un studio de vingt mètres carrés et passais mes journées à regarder des films en buvant de l’alcool. Bien sûr, je me consacrais à une tâche qui me semblait essentielle, quasi sacrée, ce genre d’activité qui nécessite qu’on vive sans se soucier de la réussite sociale ; mais même avec beaucoup d’indulgence, rien ne distinguait cet héroïsme de la vie pathétique du looser.»
Jean a écrit un énorme scénario sur la vie de Melville, que seul Michael Cimino, le réalisateur maudit de Voyage au bout de l’enfer, pourrait réaliser. Tout en cherchant à le rencontrer, Jean se lance dans une quête hallucinée : celle de la vérité qui scintillerait entre cinéma et littérature. S’ensuit une série d’aventures aussi cocasses que flamboyantes entre Paris, New York, Colmar et un lac en Italie.
"

J'aime les personnages étranges, j'aime les histoires loufoques et j'aime les jolies phrases. J'aurais donc dû aimer "Tiens ferme ta couronne", car il y a de cela, et sûrement plus encore, mais je dois y être hermétique car je me suis ennuyée à mourir (ou presque !).

Si vous voulez lire une analyse d'Apocalyspe Now, vous avez frappé à la bonne porte, si vous souhaitez savoir ce qui se passe dans la tête d'un écrivain alcoolisé qui a écrit un scénario sur "l'intérieur mystiquement alvéolé de la tête de Melville", essuyez-vous les pieds sur le paillasson et entrez, vous serez le bienvenu !

Personnellement, j'ai apprécié certains passages, par exemple, le dîner chez Bofinger ou la relation entre Jean et Léna, mais globalement j'ai trouvé l'écriture pompeuse et l'auteur m'a perdue avec ses analyses littéraires ou cinématographiques.

Trop de blabla ! Comme le disait si bien Princesse Erika...

Note : 2,5/5

Passage choisi : "Chaque nom en allumait un autre, ça ne finissait jamais : je passais mes journées à me réciter des listes, des bouts de phrases, des citations, et tout se mettait en rapport et s’ouvrait démesurément, comme une terre sans limites, avec des flammes de bonheur qui s’arrachent au monde éteint.
On peut considérer, bien sûr, que j’étais malade, mais cette vie des noms dont j’étais chargé me rendait étrangement plus léger, comme si, à chaque instant, le daim blanc de Melville m’apparaissait. Voilà : je vivais au milieu d’un cortège de daims blancs, et en un sens, c’était cela ma folie, mais c’était aussi ma gloire, parce que dans ce cortège qui défilait dans ma tête, j’étais accueilli : évoluer parmi les noms me donnait des ailes. "

Publié dans ROMANS

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