- Les dix voeux d'Alfréd - de Maude Mihami

Publié le par Nathalie

- Les dix voeux d'Alfréd - de Maude Mihami

"Les dix vœux d'Alfréd" (avec un accent aigu sur le "e", ma brave dame !) est le premier roman de Maude Mahami, bretonne et librairie de son état, devenue romancière avec la parution de cet ouvrage en 2018, suivi l'année d'après par "Les amours d'Alfréd" et, en 2020, de "Du rififi au Camboudin". En bref, une saga, sous forme de trilogie, se déroulant dans la campagne bretonne avec, pour héros, un jeune garçon très attachant à l'imagination débordante.

4ème de couv' : "1970, Le Camboudin, petit village breton. Alfréd, neuf ans, a un prénom dont l’accent aigu lui déplaît, une mère qui picole trop et un grand père qui tient à lui comme à la prunelle de ses yeux. Il adore traîner au bistrot avec ses copains, une joyeuse bande de vieux qui lui apprennent la vie. Avec l’aide de son Vénérable Papi, il va décider de passer le cap de ses dix ans en établissant une liste de vœux à réaliser avant le grand jour. Rencontrer un vrai cow-boy, boire de la trouspignôle ou encore conduire un tracteur marqueront le début d’une série d’aventures aussi rocambolesques que réjouissantes. De vœux gâchés en moments de pure félicité, il va vivre l’année la plus incroyable de sa vie."

C'est un roman amusant, frais, plein de bonne humeur qui permet de passer un bon moment de lecture. On suit avec plaisir les aventures de ce gamin de 9 ans qui veut absolument réaliser dix vœux avant son dixième anniversaire. Entre une mère démissionnaire, un peu perdue, un peu alcoolique, un père absent dont il ne sait rien, et un grand père qui tient à lui comme à la prunelle de ses yeux, mais qui a tendance à raconter des histoires incroyables, Alfréd, affublé de son accent aigu, ne ménage pas ses peines pour voir la liste de ses envies se concrétiser.

Au cœur du Camboudin, village breton, Alfréd a plus de copains parmi les anciens du lieu, qu'il retrouve pour une belote au café du coin, que parmi ses camarades de classe.

Il y a des sourires, des moments de joie, mais également d'émotions entre les différents membres de la famille et les amis, des engueulades et des non-dits, mais aussi des instants de partage et des fous rires. Ajoutons à cela un verre de trouspignôle et le cocktail est savamment dosé !

Note : 3,75/5

Passage choisi : "C’était un alcool fabriqué sur place depuis des générations et dont on se passait la recette de père en fils. Il n’était ni bon ni doté d’une quelconque vertu médicinale, mais il avait la propriété de n’être supporté que par les initiés, ce qui n’était pas rien quand on connaissait la fierté des Ruffiacois. Abstraction faite de son abominable goût d’essence, cet alcool avait un secret : il avait l’avantage – ou l’inconvénient, ça dépendait de quel côté on se plaçait – de délier la langue en la rendant mauvaise au possible."

Publié dans ROMANS

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