"Les orphelins du bout du monde" d'Harmony Verna

Publié le par Nathalie

"Les orphelins du bout du monde" d'Harmony Verna

"Les orphelins du bout du monde" est le premier roman d'Harmony Verna, auteure américaine de scripts pour la télévision et d'articles pour diverses revues. Elle vit dans le Connecticut avec sa famille. Cet ouvrage est publié chez Belfond. Date de parution : le 1er juin 2017.

4ème de couv': "Leonora est une miraculée. Abandonnée par son père dans la fournaise du désert, puis recueillie dans un orphelinat, la petite s'est murée dans le silence. Son seul ami : James, un Irlandais rebelle, qui la protège comme une soeur. Mais le lien si fort qui unit les deux orphelins est brutalement rompu lorsque Leonora est adoptée par les Fairfield, de riches industriels qui l'emmènent aux États-Unis.

Des années plus tard, c'est une belle héritière qui revient sur les terres australes, au bras de son mari, le ténébreux et irascible Alex Harrington, venu diriger la mine des Fairfield. C'est là que Leonora va retrouver James. Malgré le temps, leur complicité est intacte ; or Alex ignore tout du passé de la jeune femme...
Comment lutter contre cette force irrésistible qui la pousse vers James ? Comment échapper à la soif de contrôle maladive de son époux ? Pris au piège de la jalousie, des mensonges et des drames de l'Histoire, les orphelins du bout du monde seront-ils un jour réunis ?
"

Imaginez le Bush australien avec sa terre ocre, son soleil de plomb et ses immenses étendues sauvages et arides. Imaginez une fillette abandonnée par son père et qui va devoir se construire sur cette souffrance. Ajoutez à cela une solide amitié avec un autre orphelin, une force de caractère peu commune, un exil forcé dans une famille peu aimante et un retour sur la terre natale après des années d'absence et vous vous ferez une idée du roman d'Harmony Verna.

Il y a du Colleen MacCullough dans ce récit construit autour d'un personnage fort et mis en scène dans une région difficile de l'Australie. Une de celles où il vaut mieux être pugnace et résistant pour vivre ou simplement pour survivre...

On est ému par Leonora et sa capacité de résilience. Loin de se laisser balloter par les affres de l'existence, elle est capable de plonger au fond d'elle-même pour chercher la force nécessaire afin affronter toutes les embuches que la vie met sur son chemin (Et elle est très généreuse en embuches, la vie, sur ce coup là !!!).

Personnellement, il y a un personnage que j'ai aimé suivre, avec tendresse, tel un fil conducteur, tout au long du récit, c'est celui de l'ex-mineur devenu transporteur, Ghan ("C'est à cause des chameaux. Je sais y faire avec eux, aussi bien que les Afghans."). Il a presque volé la vedette à l'héroïne à mes yeux. ;-)

Autre atout de ce roman, de belles descriptions des paysages minéraux du désert australien et de la vie rude des agriculteurs dans cette contrée difficile.

En résumé, un roman idéal pour la période estivale, à emporter avec soi sur sa serviette de plage avec sa crème solaire...

Note : 3,5/5

Passage choisi : "Ils s'enfonçaient dans le soleil. Elle marchait d'un pas mécanique, trop petite pour voir bien loin ; d'ailleurs ses yeux s'ouvraient à peine. Elle n'avait pas eu besoin de s'habiller, car elle portait ses haillons de jour comme de nuit. Elle n'avait pas déjeuné mais elle ne remarquait plus les tiraillements de la faim. A l'horizon, la boule de feu diffusait déjà des vagues de chaleur à la surface du lac sombre de la plaine. Les animaux nocturnes fuyaient la lumière, glissaient sous les pierres, se terraient pour dormir. Les autres se réveillaient, vifs, jaillissaient des fourrés, des tanières. des bandes d'oiseaux s'abattaient sur les rares branches assez solides pour supporter leur poids, leur plumage coloré et leurs cris insufflant soudain de la vie au paysage mort."

Publié dans ROMANS DU MONDE

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