"La cinquième femme" de Henning Mankell

Publié le par Nathalie

"La cinquième femme" de Henning Mankell

"La cinquième femme", une enquête du célèbre commissaire Wallander, a été écrite en 1996 en suédois et traduite en France en 2000. Le roman a fait l'objet, dans le cadre d'une série télévisée, avec Kenneth Branagh, d'une adaptation d'environ 90 minutes sous le même titre. C'est d'ailleurs en regardant une de ces enquêtes que j'ai découvert ce personnage de policer suédois et, donc quand je suis tombée sur ce livre dans une chambre d'hôtel, je n'ai pu m"empêcher d'éprouver l'envie de m'y plonger.

4ème de couv' : "Des meurtres à donner froid dans le dos se succèdent : un homme retrouvé empalé dans un fossé, un autre ligoté à un arbre et étranglé, un troisième noyé au fond d'un lac. Et si le crime était la vengeance d'une victime contre ses bourreaux ? Dans ce cas, Wallander doit se hâter pour empêcher un autre meurtre tout aussi barbare."

Bon, et bien, comment commencer ? Ce fut long, long, long comme un jour sans pain !!! Je suis allée au bout des 581 pages mais il m'a fallu une sacrée volonté car j'ai eu, à maintes reprises, envie de refermer le livre et d'en lire un résumé sur Internet, afin d'en connaître malgré tout le dénouement.

Commençons par les points positifs :

1) Wallander est un policier plutôt sympathique qui cherche à exercer au mieux son métier et qui, bien entendu, est un personnage suffisamment torturé pour être intéressant.

2) Les descriptions sont nombreuses et plutôt bien tournées.

3) L'intrigue est complexe et intrigante.

Alors me direz-vous, pourquoi bouder son plaisir ? Et bien, tout simplement car la narration est lente et répétitive. On tourne les pages, on enchaîne les chapitres et on a l'impression de ne pas avancer d'un iota. C'est mou... L'auteur passe son temps à répéter des choses inintéressantes (pour remplir ?), comme les problèmes de vue de son héros (On va le savoir qu'il a du mal à lire ses rapports sans avoir une migraine !), ou le fait qu'il a très froid quand il est sur la scène d'un crime en plein air car il n'a pas de pull de secours dans sa voiture... Les pièces du puzzle mettent trop de temps à s'assembler pour le commissaire et ses coéquipiers. En plus, les personnages font régulièrement référence à des faits s'étant déroulés l'été passé mais sans véritablement entrer dans les détails, ce qui fait que, sauf si vous êtes un fan du commissaire Wallander et de ses enquêtes, il est difficile de bien appréhender de quoi il s'agit. Cela m'a gênée... Et puis, le dénouement intervient (presque trop) brutalement et on reste avec des questions irrésolues, une sensation d'inachevé désagréable.

Un conseil, si vous voulez commencer à découvrir ce personnage, mieux vaut sans doute démarrer par le début de la série... Après, pour le reste, tout est question de goûts et de couleurs !!! ;-)

Note : 2,25/5

Passage choisi : "Personne n'aurait pu dire si Wallander entendait ce qu'on lui disait. Il restait assis sur une chaise sans bouger. Ou alors il se levait et allait se mettre près d'une fenêtre, le regard fixe. Lorsqu'une infirmière lui proposa un café, il fondit brusquement en larmes et s'enferma dans les toilettes. Mais, la plupart du temps, il restait immobile sur une chaise, à regarder ses mains."

Publié dans THRILLERS-POLICIERS

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