"Marina" de Carlos Ruiz Zafon

Publié le par Nathalie

"Marina" de Carlos Ruiz Zafon

"Marina" est un roman espagnol de Carlos Ruiz Zafón paru en 1999 et publié en France en 2011 aux éditions Robert Laffont et chez Pocket en 2012, dans une traduction de François Maspero. Il s'agit pour Zafón de son texte préféré parmi tous ceux qu'il a écrits.

De cet auteur, j'avais déjà lu, il y a quelques mois à peine, deux tomes de la trilogie "Le cimetière des Livres oubliés" (ici) et j'étais contente de retrouver son univers si particulier.

4ème de couv' : "Interne au pensionnat, Óscar aime faire le mur, errer dans les rues désertes, les pinèdes, les villas d’un quartier laissé à l’abandon. Il suffira d’un chat et d’une montre en or pour qu’il bascule au pays des merveilles. Un royaume hanté par des amours mortes, un savant fou et les fantômes de Gaudí. Une Barcelone de rêve et de cauchemar, de théâtre et de cimetière, souterraine et baroque, d’où seul s’évadera le souvenir de son guide : l’inoubliable Marina…"

Encore une fois, j'ai été bluffé par le style de Carlos Ruiz Zafón qui écrit une intrigue au rythme vif, mêlant romance, mystère, enquête policière et fantastique avec son petit cabinet des horreurs. De quoi accrocher le lecteur et le tenir en haleine durant 282 pages sans temps mort, ni répit.

Et, en plus, le romancier excelle particulièrement dans la description de la ville de Barcelone qui apparait comme un personnage à part entière avec ses façades biscornues, ses ruelles tarabiscotées et ses quartiers typés et colorés. Il a le chic pour donner vie aux lieux dans lesquels se déroule son histoire.

Autre particularité à la lecture, l'impression d'être dans un espace temporel indéfini. En effet, bien que la période durant laquelle se déroule le roman est précisée, il y a comme un je-ne-sais-quoi de suffisamment désuet et daté dans sa narration qu'il est presque impossible d'imaginer que l'action se passe véritablement quand elle est sensée se dérouler. J'avais beau savoir que nous étions dans les années 80, j'ai eu comme l'impression d'un voyage dans le temps en refermant le livre.

Bref, comme vous vous en doutez à la lecture des lignes précédentes, j'ai vraiment passé un très bon moment en compagnie d'Óscar et de Marina. Tour à tour, curieuse, amusée, effrayée, j'ai lu ce roman sur trois soirées mais c'est bien parce qu'il fallait que je dorme. En période de vacances je crois bien que je l'aurais dévoré d'une traite...

Note : 4/5

Passage choisi : "À la fin des années soixante-dix, Barcelone était une fantasmagorie faite d'avenues et de ruelles où l'on pouvait voyager trente ou quarante ans en arrière rien qu'en franchissant le seuil d'un immeuble ou d'un café. Temps et mémoire, histoire et fiction se mélangeaient dans cette ville ensorcelée, comme des couleurs d'aquarelle sous la pluie. C'est là que, lointain écho de rues qui aujourd'hui n'existent plus, des cathédrales et des édifices échappés de légendes ont formé le décor de cette histoire."

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