"Les disparus du phare" de Peter May

Publié le par Nathalie

"Les disparus du phare" de Peter May

"Les disparus du phare" est un roman de Peter May publié aux éditions du Rouergue en juin 2016. Né en 1951 à Glasgow, Peter May a été journaliste, puis scénariste pour la télévision écossaise et, finalement, écrivain.

4ème de couv' : "Rejeté par les vagues, un homme reprend connaissance sur une plage. Tétanisé par le froid, le cœur au bord des lèvres, frôlant dangereusement le collapsus. Il ignore où il se trouve et surtout qui il est ; seul affleure à sa conscience un sentiment d’horreur, insaisissable, obscur, terrifiant. Mais si les raisons de sa présence sur cette île sauvage des Hébrides balayée par les vents lui échappent, d’autres les connaissent fort bien. Alors qu’il s’accroche à toutes les informations qui lui permettraient de percer le mystère de sa propre identité, qu’il s’interroge sur l’absence d’objets personnels dans une maison qu’il semble avoir habitée depuis plus d’un an, la certitude d’une menace diffuse ne cesse de l’oppresser. Muni, pour seuls indices, d’une carte de la route du Cercueil qu’empruntaient jadis les insulaires pour enterrer leurs morts, et d’un livre sur les îles Flannan, une petite chaîne d’îlots perdus dans l’océan marquée par la disparition jamais élucidée, un siècle plus tôt, de trois gardiens de phare, il se lance dans une quête aveugle avec un sentiment d’urgence vitale.

Revenant à l'archipel des Hébrides où il a situé sa trilogie écossaise, Peter May nous emporte dans la vertigineuse recherche d’identité d’un homme sans nom et sans passé, que sa mémoire perdue conduit droit vers l’abîme."

Si vous aimez les paysages d'Ecosse, particulièrement bien décrits par Peter May (ah, la lande sous les embruns salés, la lumière couchante trouant les nuages pour se refléter dans la mer...), les intrigues à tiroirs (eh, non la solution n'est pas dans celui-là, cherche encore un peu et tu trouveras...), une narration changeante (l'auteur raconte l'histoire en alternance avec le personnage principal, le mystérieux Neal Maclean devenu amnésique suite à une traversée en bateau qui a mal tourné), une pointe de conscience écologique (le devenir de la planète, menacée par l'extinction massive des abeilles au niveau mondial), vous devriez accrocher avec ce roman de 315 pages.

Personnellement, j'ai un peu réagi en diesel, il m'a fallu un peu de temps pour que le moteur chauffe et pour que j'ai envie de passer la vitesse supérieure. Les premiers chapitres sont assez descriptifs et servent à poser l'intrigue, les premiers personnages et les lieux de l'action. Puis, à partir du 8, l'intrigue commence à devenir plus dense, plus nerveuse, au fil des pages. Peter May nous a ferrés et ne nous lâche plus. On a envie d'en savoir plus sur Neal Maclean. Son amnésie cache-t-elle un effroyable secret ? Est-ce un vilain-pas-beau ou le gentil de l'histoire ? Suspense... Il vous faudra lire les 24 chapitres suivants pour le découvrir.

Ce roman permet de passer un moment agréable avec de très belle descriptions, une véritable intrigue policière, tout en faisant réfléchir sur la thématique de la protection des espèces et, plus généralement, la sauvegarde de notre environnement.

Merci Anne-C pour le prêt, qui m'a permis de découvrir un bon auteur. Peut-être un jour me lancerais-je dans sa trilogie écossaise... Il paraît qu'elle est encore mieux !

Note : 3,75/5

Passage choisi : "Je ne saurais trouver les mots pour décrire le sentiment de déconnexion que peut provoquer le fait de se voir sans se reconnaitre. Comme si vous étiez hors de ce corps étranger que pourtant vous habitez. Comme si vous l'aviez simplement emprunté, ou s'il vous avait lui-même emprunté, et que ni l'un ni l'autre ne s'appartenaient."

Publié dans Peter May

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