"Le sumo qui ne pouvait pas grossir" de Eric-Emmanuel Schmitt

Publié le par Nathalie

"Le sumo qui ne pouvait pas grossir" de Eric-Emmanuel Schmitt

Voici une lecture prêtée par ma copine Anne-C. Comme j'étais en pleine période japonisante (voir ), je suis restée sur ma lancée...

"Le sumo qui ne pouvait pas grossir" (sorti en 2009 chez Albin Michel) est le 5ème opus du Cycle de l'Invisible de Eric-Emmanuel Schmitt après, entre autre, "Oscar et la dame rose" (ici).

4ème de couv' : "Sauvage, révolté, Jun promène ses quinze ans dans les rues de Tokyo, loin d'une famille dont il refuse de parler. La rencontre avec un maître de sumo, qui décèle un « gros » en lui malgré son physique efflanqué, va l'entraîner dans la pratique du plus mystérieux des arts martiaux. Avec lui, Jun découvre le monde insoupçonné de la force, de l'intelligence et de l'acceptation de soi.
Mais comment atteindre l'équilibre lorsqu'on n'est que douleur et violence ? Comment devenir sumo quand on ne peut pas grossir ? Pourtant, à l'envers des nuages, il y a toujours un ciel…"

Cet ouvrage de 82 pages, qui se lit vite et bien, est une sorte de conte philosophique dans lequel le héros, un adolescent révolté qui vend à la sauvette dans les rues de Tokyo et dort "dans des lieux déserts, souvent malodorants", va rencontrer une "bonne fée" en la personne de Shomintsu et se révéler à lui même grâce à sa découverte du zen et à l'acceptation de son passé.

J'ai eu un peu de mal à accrocher au début et puis, chemin faisant (court le chemin vu le nombre total de pages !!!), j'ai vraiment bien aimé la seconde partie et encore plus particulièrement le dénouement. C'est un livre distrayant, amusant mais avec une certaine profondeur, sans en avoir l'air, puisqu'il invite le héros (et donc le lecteur) à se poser des questions (les bonnes, de préférences !!!) sur sa vie. Ou comment se rendre compte que si les cailloux surgis du passé encombrent encore le chemin, il est difficile d'avancer. Mieux vaut donc jouer un temps au cantonnier et casser son tas de cailloux (son tas de cailloux) avant de vouloir s'élancer sur la route de sa vie.

Note : 3,5/5

Passage choisi : "Car il faut vous préciser qu'à l'époque, je souffrais d'allergie. J'étais devenu intolérant à la terre entière. Y compris à moi. Un sujet captivant pour la médecine si elle s'était penchée sur mon cas : je faisais de l'allergie universelle."

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