"La fille du train" de Paula Hawkins

Publié le par Nathalie

"La fille du train" de Paula Hawkins

"La fille du train" est le premier roman de Paula Hawkins, journaliste installée à Londres. Il est paru en 2015 et a suscité rapidement un véritable engouement du public, au point que les droits d'adaptation ont été achetés par Steven Spielberg et qu'un film éponyme est sorti sur nos écrans en ocotbre 2016.

4ème de couv' : "Entre la banlieue où elle habite et Londres, Rachel prend le train deux fois par jour : le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 le soir. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d'un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par coeur, elle a même donné un nom à ses occupants, qu'elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu'elle imagine parfait. Heureux, comme Rachel et son mari ont pu l'être par le passé, avant qu'il ne la trompe, avant qu'il ne la quitte. Rien d'exceptionnel, non, juste un couple qui s'aime. Jusqu'à ce matin où Rachel voit Jess dans son jardin avec un autre homme que Jason. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d'en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c'est avec stupeur qu'elle découvre la photo de Jess à la Une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell a mystérieusement disparu..."

Difficile pour moi d'écrire cet article car ce livre m'a, à la fois, plu et déplu. Ce qui m'a plu pour commencer : une intrigue forte à la limite de l'obsessionnel se basant sur le mal-être de Rachel, l'héroïne ; une situation du quotidien (une femme observe les habitants d'une maison lors de ses trajets en train) qui se transforme en spirale infernale, une narration à 3 voix qui rythme le récit. Ce qui m'a déplu, maintenant : des longueurs sur un bon quart du livre. Pauvre, pauvre Rachel qui boit, qui fait n'importe quoi, puis se reprend, qui se laisse à nouveau aller et s'apitoie longuement sur son sort et qui recommence, encore et encore... Je sais que c'est le schéma classique de l'alcoolique mais dans le cas présent la narration est trop répétitive, sans vrai relief. Au point que ça en devient lassant à la longue !!! Un dénouement qui se laisse deviner une centaine de pages avant la fin, donc un peu trop tôt à mon goût et des personnages masculins qui ont beaucoup moins d'étoffe et d'intérêt que ceux de Rachel, Anna et Megan.

"La fille du train" reste malgré tout un roman qui se laisse plutôt bien lire sans être, pour autant, "the thriller of the year". Pour conclure, je pense voir prochainement le film qui en a été tiré (transposition de l'action de Londres à New-York) pour voir si la version du réalisateur donnera, ou pas, une intrigue plus nerveuse et moins redondante.

Note : 3/5

Passage choisi : "La tête appuyée contre la vitre du train, je regarde défiler ces maisons, comme un travelling au cinéma. J’ai une perspective unique sur elles ; même leurs habitants ne doivent jamais les voir sous cet angle. Deux fois par jour, je bénéficie d’une fenêtre sur d’autres vies, l’espace d’un instant. Il y a quelque chose de réconfortant à observer des inconnus à l’abri, chez eux"

Publié dans THRILLERS-POLICIERS

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