"Dans l'île" de Thomas Rydahl

Publié le par Nathalie

"Dans l'île" de Thomas Rydahl

"Dans l'île" est le premier roman d'un auteur danois, né en 1974, Thomas Rydahl et paru en octobre 2016 chez Belfond. Lauréat du Danish Literary Debutant Prize en 2014 et du National Danish Crime and Thriller Prize en 2015, "Dans l'île" est traduit dans une quinzaine de langues, et devrait être adapté en film.

4ème de couv' : "Son nom est Erhard mais tout le monde l’appelle « l’Ermite ». Il a la soixantaine, il est danois et a quitté femme et enfants pour s’exiler à Fuerteventura, au large de l’Espagne. Le jour, il fait le taxi, accorde des pianos et lit beaucoup. La nuit, il rejoint Raúl et Beatriz, un couple d’amis, pour se soûler au lumumba, ce cocktail rhum-chocolat qui lui fait souvent perdre la tête. Une vie d’ermite bien tranquille, en somme. Jusqu’à ce terrible fait divers : sur Cotillo Beach, le corps d’un bébé est retrouvé dans une voiture abandonnée. Curieusement, la police se désintéresse rapidement de l’affaire. Erhard, lui, décide de lancer son enquête, à l’ancienne, sans ordinateur ni téléphone portable. Et chaque nouvelle piste semble révéler un nouveau secret… Quand il retrouve Beatriz battue à mort, il comprend qu’il a mis le pied dans un engrenage fatal."

J'ai trouvé cet ouvrage, un soir, en ouvrant ma boîte à lettres. Merci les éditions Belfond !!! Je me suis donc empressée de l'entamer pour voir de quoi il retournait car je suis amatrice de thriller et le pitch du roman présentait un intérêt réel à mes yeux. Au final, j'ai eu un peu de mal à accrocher avec l'histoire alors que le personnage de Erhard est vraiment intéressant avec son profil d'enquêteur atypique (chauffeur de taxi, buveur de lumumbas, accordeur de piano, ermite...).

Je m'explique un peu plus : j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de longueurs et des manques. Par exemple, on sait que l'Ermite vit depuis des années aux Canaries après voir quitté sa femme et ses filles, mais on ne connait pas le comment du pourquoi, alors que pourtant il pense de nombreuses fois à cette relation au cours des 508 pages du livre. On reste donc sur sa faim. Ensuite, l'auteur donne beaucoup de détails sur des choses sans véritable importance, cela donne une impression de remplissage. En plus, j'ai trouvé qu'il y avait une atmosphère noire, mais pas dans le bon sens du terme, plutôt glauque, entretenue par certaines situations (l'histoire du doigt coupé conservé pour remplacer un doigt manquant, l'obsession pour la fille de la coiffeuse...) et le vocabulaire employé (beaucoup de mots grossiers et une ribambelle de "fuck" dans certains dialogues).

L'auteur a un style intéressant mais peut-être faut-il qu'il mûrisse encore un peu son écriture car il y a plusieurs défauts de jeunesse dans ce premier ouvrage. Pourtant, Erhard est un héros original et plutôt sympathique mais je n'ai pas réussi à me laisser prendre par la main et à apprécier pleinement cette histoire qui souffle le chaud et le froid mais qui est plutôt âpre à mon goût.

Note : 2,75/5

Passage choisi : "En réalité, ce n'est pas plus redoutable que cela. La rencontre. Le moment où l'on se projette en avant dans la vie. Et où l'on dit "je te veux". Le moment où le hasard s'arrête, où l'on prend position dans le monde autour de soi et où l'on demande à quelqu'un d'autre de nous accueillir. Le moment où deux bulles de savon brisent le miroir pour ne faire qu'une. Ce n'est pas pendant le premier baiser que cela se produit, ni au cours d'une relation sexuelle, ni même quand on tombe amoureux. C'est dans la seconde terrifiante où l'on a la folie d'affirmer que, par notre présence, on a quelque chose à donner à une autre personne."

 

Publié dans THRILLERS-POLICIERS

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