"Chroniques de Ford County" de John Grisham

Publié le par Nathalie

"Chroniques de Ford County" de John Grisham

Voici un petit recueil de 7 nouvelles (317 pages) écrit en 2010 par John Grisham. Je connaissais de nom, bien entendu, l'auteur, grâce à l'adaptation cinématographique de certains de ses romans à succès (La firme, L'affaire Pélican) mais je n'avais encore rien lu de lui, jusqu'à ce qu'une voisine de vacances me donne ce livre. Elle a bien fait...

4ème de couv':"Ford County, Mississippi. Loin des gratte-ciels new-yorkais, des paillettes californiennes, ici subsiste l’Amérique authentique. Avocats véreux, escrocs, voisins racistes, flambeurs, ratés, lubriques… De l’enfant malade au vieillard en maison de retraite, on arnaque tout ce qui bouge. De combines éhontées en plans foireux, voici le Sud profond en direct du bayou – où perce parfois, innocemment, un rayon de grâce…"

Il s'agit ici de 7 nouvelles ayant toutes pour cadre le Mississippi et plus précisément le comté de Ford. John Grisham nous plonge dans le quotidien d'hommes et de femmes issus de l'Amérique profonde, rurale. Ses personnages sont très bien dépeints. Qu'il s'agisse du mari bafoué qui plonge dans l'enfer des casinos, de l'avocat véreux qui pense à la montagne de fric qu'il va se faire sur le dos de ses clients ou de l'ange de la mort qui louche sur l'héritage des petits vieux, ils ont tous de la consistance et nous livrent une histoire savoureuse à souhait. John Grisham, tel un scientifique, transforme sa plume en loupe binoculaire et nous décrit avec précision les petits et grands travers de ses héros, au point qu'ils en deviendraient même attachants.

Ce que j'ai apprécié dans ce recueil, que j'ai dévoré quasiment d'une traite, c'est que chaque histoire monte en puissance, avec un réel sens du suspense et du rebondissement. En quelques pages, Grisham nous livre, à chaque fois, un concentré de la nature humaine. Et elle n'est pas toujours belle à voir...

Mes nouvelles préférées sont "Un garçon pas comme les autres" et "Dernier trajet".

Note : 4,5/5

Passage choisi : "La plupart des rumeurs qui se répandaient dans Clanton prenaient naissance chez le coiffeur, dans un des cafés ou au bureau du tribunal, et une fois qu’elles commençaient à se répandre, rien ne pouvait les arrêter. Les potins les plus scandaleux faisaient le tour de la grand-place à une vitesse défiant toute technologie et ils revenaient souvent à leur source tellement déformés que même leurs auteurs s’en trouvaient déconcertés."

Publié dans NOUVELLES

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