"Cheyenne" de Didier Van Cauwelaert

Publié le par Nathalie

"Cheyenne" de Didier Van Cauwelaert

Et de 5 ! Et de 6 ! Cinq car "Cheyenne" est le cinquième livre acquis au Salon du Livre de Poche de St Maur le mois dernier. Six car c'est le sixième ouvrage de Didier Van Cauwelaert que je lis (Voir ).

4ème de couv' :"On peut tomber amoureux à onze ans, et pour la vie. C'est ce qui est arrivé au héros de ce livre. Dix ans plus tard il a retrouvé Cheyenne, le temps d'une nuit trop brève à l'issue de laquelle elle a disparu. Le jour où il reçoit une carte postale d'Anvers, revêtue de son seul nom, il part pour la Belgique, ne doutant pas qu'elle l'appelle...

Prix Goncourt 1994 pour "Un aller simple", Didier van Cauwelaert nous donne ici une histoire d'amour où le sourire, loin de briser l'émotion, ne fait que rendre plus humains et plus proches des personnages porteurs de blessures secrètes. Une alchimie subtile qui nous envoûte d'un bout à l'autre du roman."

Cela faisait un certain temps que je n'avais pas lu un "Van Cauwelaert" donc quand j'ai vu l'auteur, assis derrière sa table de dédicace, par cette chaude journée de juin, je me suis dit : "Banco !!! J'aimais, j'aime, j'aimerai." (Petit emprunt approximatif à Francis Cabrel).

Petit kangourou U.M. de onze ans avec son costume et son attaché-case en plastique noir, le narrateur fait la connaissance de Cheyenne, hôtesse de l'air Air France dans un vol Nice/Paris, et en tombe instantanément amoureux. Dix années passent et ils se retrouvent à la faveur du hasard lors d'un concert puis, une autre fois, gare du Nord, à peine plus que le temps d'échanger quelques paroles. Quand il reçoit une carte postale d'Anvers ne contenant que la signature de son indienne, il prend sa vieille voiture et avale les kilomètres pour tenter de la retrouver.

Ce court roman de 126 pages est chargé d'émotions et de tendresse. A travers le récit de notre héros, entrecoupé de flash-back, on apprend à découvrir une femme que la vie s'est chargée de malmener. On découvre aussi dans la première partie un petit bonhomme de onze ans qui sait ce qu'il veut et qui succombe à l'amour, marqué ainsi de façon indélébile par sa rencontre avec Cheyenne. Comme toujours, la plume de Didier Van Cauwelaert est précise et son histoire est attachante même si je l'ai trouvée un peu plus sombre que mes lectures précédentes du même auteur.

Note : 4/5

Passage choisi : "Ce n'est pas Cheyenne que je suis venu chercher dans ce port inconnu, c'est le petit garçon que j'étais. C'est lui qui m'a écrit cette carte postale, qui m'a touché en plein cœur en m'appelant d'un passé dont je n'avais plus de nouvelles. Mais j'ai beau me pencher sur cette eau sans reflets, l'enfant reste une absence et je demeure prisonnier d'un présent qui s'arrête en bout de quai, dans le tournoiement lent des nappes d'huile où se diluent les heures."

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