"Purgatoire des innocents" de Karine Giébel

Publié le par Nathalie

J'ai découvert Karine Giébel avec "Meurtres pour rédemption" (ici) en 2012 et j'avais été soufflée par son style percutant, nerveux et la noirceur de son écriture. On peut dire qu'elle a remis ça avec "Purgatoire des innocents" (638 pages en Pocket) paru en 2013.

Quand Raphaël se lance dans le braquage d'une bijouterie avec William, son petit frère, et deux complices, il n'imagine pas un instant ce que va devenir sa vie... Le casse tourne mal et les voilà obligés de trouver une nouvelle planque. Heureusement, ils trouvent rapidement une maison isolée à la campagne où se réfugier. Une chance ??? Peut-être pas... Ne viennent-ils pas, plutôt, de se jeter dans la gueule du plus terrible des prédateurs?

Pour lire ce roman très, très noir, il faut avoir les nerfs et le coeur très accrochés. Mêmes émotions de lecture que pour un "Misery" de Stephen King ou certains ouvrages de Frank Thilliez. On a les mains moites, on tremble pour les personnages, on est horrifié par les descriptions, on trouve ignoble cet étalage de la noirceur humaine MAIS... on ne peut s'empêcher de tourner les pages pour arriver à la fin au plus vite. Et ici, même pas de happy end pour refermer son livre et, enfin, pousser le soupir de soulagement qu'on retient depuis trop longtemps. Et non !!!

Voici un roman (à ne pas mettre en les mains des âmes sensibles) qui continue de vous travailler le ciboulot pendant quelques heures, quelques jours... "Noir, c'est noir, il n'y a plus d'espoir..."

Note : 4,5/5

Passage choisi : "Elle entend la voix de son père. Qui répète souvent la même phrase avec un sourire malicieux : "L'espoir fait vivre." Ce qui veut dire que le désespoir tue. Alors, il faut garder espoir. Il faudrait."

"Purgatoire des innocents" de Karine Giébel

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