"Le sang des bistanclaques" de Odile Bouhier

Publié le par Nathalie

"Le sang des bistanclaques" est le premier roman d'Odile Bouhier (2011). Il met en scène le commissaire Victor Kolvair et le professeur Hugo Salacan dans une enquête policière située à Lyon dans les années 20. Les personnages continueront ensemble leurs enquêtes dans un autre ouvrage paru, aux Presses de la Cité, en 2012, "De mal à personne".

En mai 1920, le cadavre d'une vieille femme est découvert enfermé dans un sac en toile de jute. Ses dernières heures ont dû être terribles vu ses nombreuses blessures. Afin de découvrir ce qui s'est passé, le commissaire Kolvair va faire appel au professeur Salacan, directeur du premier laboratoire de la police scientifique lyonnaise. L'occasion de se mesurer au mystérieux inspecteur Legone, des Brigades du Tigre, et de prouver que les forces de l'ordre vont devoir, dorénavant, compter sur la science pour résoudre les cas difficiles.

Ce roman est une véritable immersion dans la société lyonnaise des années 20 et plus particulièrement celle des "soyeux". On y découvre Lyon comme un personnage à part entière et on assiste également aux balbutiements des expertises scientifiques afin de résoudre une enquête. Le commissaire Kolvair, unijambiste de la Grande Guerre, est un personnage complexe et sympathique à suivre. Cependant, si j'ai trouvé les descriptions de la ville superbes et la plongée dans les coulisses judiciaires des années Folles instructive, j'ai été déçue par l'intrigue que j'ai trouvée un peu trop plan-plan à mon goût. Et puis, à la moitié du roman, j'avais découvert l'identité du meurtrier...

Note : 2,75/5

Passage choisi : "La machine s'ébroua, le tapis de soie fit quelques vagues, puis le choc continu des pédales de bois souleva les fils de la chaîne, émettant le son bis. Aussitôt, Madeleine repoussa agilement le battant, un tan lointain et doux se faisant alors entendre.
La vieille femme sourit - celui qu'elle préférait restait à venir -, elle ferma brièvement les yeux, histoire d'écouter, sans la regarder, la navette passer puis buter sur le bord. Clac. Enfin, le battant frappa la dernière trame sur les rouleaux de tissu. Bis-tan-clac... Elle trouvait joli et pertinent ce terme donné par les canuts au métier à tisser le siècle dernier."

"Le sang des bistanclaques" de Odile Bouhier

Publié dans THRILLERS-POLICIERS

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