"Maman a tort" de Michel Bussi

Publié le par Nathalie

Mais, comment fait-il ?

Comment Michel Bussi arrive-t-il à trouver des intrigues pareilles, des personnages pareils ?

C'est un mystère pour moi, mais SURTOUT, qu'il ne perde pas la recette car elle est savoureuse et épicée à point !!! Encore une fois, il a su mettre une bonne dose d'émotion, une grosse louche de suspense et une sacrée pincée de manipulation. Et encore une fois, je me suis fait trimballer au grès des pages à croire à la culpabilité de l'un, à l'innocence de l'autre, pour finalement me rendre compte que je n'avais rien saisi jusqu'aux dernières pages. Je devrais lui en vouloir. Eh bien, non ! Je dois être maso, car à chaque nouvelle parution d'un de ses romans, je plonge et me noie avec délice...

Rien n'est plus éphémère que la mémoire d'un enfant.
Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n'est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit.
Il est le seul... Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l'aide.
Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple.
Car déjà les souvenirs de Malone s'effacent.
Ils ne tiennent plus qu'à un fil, qu'à des bouts de souvenirs, qu'aux conversations qu'il entretient avec Gouti, sa peluche.
Le compte à rebours a commencé.
Avant que tout bascule. Que l'engrenage se déclenche. Que les masques tombent.
Qui est Malone ?

En plus des intrigues policières (la recherche d'un gang de braqueurs et comprendre qui peut être Malone), Michel Bussi nous raconte aussi des contes de fée, et on y croit volontiers même en ayant atteint l'âge adulte. La commandante Augresse, le gentil et séduisant psy Dragonman, le flic Lechevalier... autant de personnages qui nous ramènent à notre enfance et à nos peurs.

Et puis, j'ai découvert, en intro de certains chapitres, des citations d'un (faux ?) site (www.envie-de-tuer.com), qui saupoudraient quelques pincées d'humour. Et bien entendu, ces citations ne sont pas là par hasard. Il vous faudra lire le roman jusqu'à son terme pour en découvrir le pourquoi...

Et pour terminer mon commentaire, j'ajouterai que, après "Un avion sans elle" et "N'oublier jamais", il a encore donné un titre de chanson à son ouvrage.

Je vous le dis, il est trop fort, Michel Bussi !!! ;-)

Note : 4,25/5

Passage choisi : "Gérer deux affaires à la fois l’empêchait de ralentir, de s’attendrir, de s’appesantir, un peu comme on lit un roman policier dont les histoires parallèles s’intercalent de plus en plus vite, au fil des chapitres, qui vous oblige à passer d’une pensée à l’autre sans les mélanger, sans avoir même le temps de s’interroger. C’est sans doute aussi ce que devait ressentir une femme qui avait un mari et un amant. Penser à l’un, parler à l’autre, sans trébucher. "

"Maman a tort" de Michel Bussi

Publié dans Michel Bussy

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