"L'Extraordinaire Voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea" de Romain Puértolas

Publié le par Nathalie

J'entends parler de ce livre depuis des mois, soit par articles de presse, soit en pénétrant chez des libraires pour qui ça a été le coup de cœur et qui collent de grandes affiches sur leur vitrine pour bien le signaler. J'ai donc cédé sous la pression ;-) et je me le suis fait offrir.

Le titre est original et amusant, la biographie de l'auteur, au début, est assurément drôle, et l'idée est très sympa. Ce fakir arnaqueur qui vient en France chez Ikea pour s'acheter une planche à clous en promotion, qui se retrouve enfermé dans une armoire par hasard et va parcourir le globe est une vraie bonne idée de départ pour un récit décalé. Pourtant, j'ai vite décroché (même si je suis allée jusqu'au bout du livre). J'ai ri à plusieurs reprises sur les premiers chapitres mais je me suis vite lassée des péripéties que je trouvais trop répétitives et des traits d'humour qui tendaient à tourner en rond. Une bonne blague qui se répéte trop devient vite une blague lourde et indigeste !!!

J'en ai parlé hier au boulot et 2 collègues m'ont affirmé l'avoir commencé sans l'avoir terminé car elles n'avaient pas accroché du tout. Je l'ai prêté à ma mère qui a eu la même réaction. Nous ne devions vraiment pas être sur la même longueur d'onde que l'auteur, ni des journalistes qui ont encensé ce roman...

Note : 1,75/5

Passage choisi : "En vérité, gourmand comme il l’était, notre fakir ne pouvait passer plus d’une journée sans s’alimenter. Dès que le soleil se couchait, chaque soir, on était venu refermer la toile de tente pendue devant le figuier et il s’était nourri des victuailles que son cousin Rhibbasmati (prononcez Riz basmati), complice de bon nombre de ses tours, était venu lui apporter. Pour ce qui était des vis et des boulons, ils étaient en charbon, ce qui, loin d’être très agréable à manger, était tout de même plus facile à déglutir que de vrais clous en acier, aussi rouillés fussent-ils.
Mais Ajatashatru n’avait jamais jeûné enfermé dans une armoire sans victuailles cachées dans le double-fond. Peut-être y arriverait-il s’il y était contraint. Après tout, il s’appelait Aja (prononcez À jeun). Le médecin de Kishanyogoor lui avait un jour affirmé qu’un être humain, fakir ou pas, ne pouvait survivre en moyenne plus de cinquante jours sans nourriture et pas plus de soixante-douze heures sans eau. Soixante-douze heures, autant dire trois jours."

"L'Extraordinaire Voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea" de Romain Puértolas

Publié dans ROMANS

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